Quelques infos de nos amis d'Oléron

Publié le par APPRP

La lettre de l’A.P.P.S.D.

JANVIER-FEVRIER 2011

Chers amis plaisanciers,

La grande marée de février est derrière nous, les coefficients baissent, aucune comparaison avec les évènements de l’année dernière largement évoqués par la presse à l’occasion de ce triste anniversaire. Tout de même, avant les grands coefficients, une vague scélérate est venue causer quelques dégradations dans le port de Royan.

Quelques nouvelles du pays : le 5 février, au large de La Cotinière, tremblement de terre, magnitude 3,9, heureusement aucun dégât.

Il y avait de l’eau dans le gaz du Saint-Vincent (liaison Boyardville-La Rochelle) qui a cessé son activité depuis le 4 janvier après qu’à l’automne dernier, le bateau n’ait pas entretenu avec sa ligne la fidélité que ses promesses annonçaient à grands renforts de communication à ses débuts l’été dernier. Aux dernières nouvelles, les navettes devraient reprendre du service le 4 mars prochain, grâce à un partenariat avec les croisières Inter-îles.

Le bulletin d’information et de liaison de la S.N.S.M. la Cotinière nous donne des informations intéressantes concernant leur activité de sauvetage pour la période de septembre 2009 à octobre 2010: nombre de navires de pêche assistés : 12, alors qu’il n’y a eu qu’une seule assistance pour la plaisance. A noter que le bilan général depuis juillet 1990 indiquait respectivement 215 pour la pêche et 120 pour la plaisance. Bravo aux plaisanciers pour leurs progrès.

L’évènement marquant concernant la plaisance a été la réunion d’information du 16 février à la Citadelle du Château. Dans une salle prête à accueillir 200 personnes, il n’a pas été possible d’accueillir les quelque 600 à 700 participants, venus exprimer leur colère contre les restrictions de pêche qui à l’origine, concernent surtout la réserve de Moëze au Sud de Boyardville. La crainte des plaisanciers est qu’avec le P.N.M. d’autres zones soient définies et qu’il y ait, par la suite, différence de traitement entre professionnels qui possèdent un droit d’antériorité pour la pêche, les autres îliens ayant la même antériorité  et les plaisanciers déplorant ne pas être assez représentés dans la future entité devant gérer le P.N.M. François Colas, chef de Mission pour le P.N.M. et Didier Quentin notre député ont été largement chahutés, ce dernier ayant dû téléphoner au Préfet très tard dans la soirée pour lui faire entendre le brouhaha d’une salle en pleine ébullition !    

Le 18 février, réunion du Conseil d’administration de l’UNAN-CM à Royan, en présence des mêmes intervenants. Excellente réunion, avec à l’ordre du jour : bilan des actions 2010, Charte pêche de loisir, un siège pour l’UNAN-CM au comité de pilotage du  CREEA et suivi de la mise en place du projet de récifs artificiels, C.N.L. (Comité nautique local), permis côtier et passage de 6 à 12 milles et enfin, intervention de François Colas.

Mardi 22 février, réunion du CREEA à Marennes. Cedric Hennache a donné les résultats de l’enquête réalisée cet été auprès des acteurs marins sur l’implantation de récifs artificiels sur nos côtes. Bravo à nos plaisanciers, nombreux à avoir répondu à cette enquête. Les pêcheurs professionnels ont été plus frileux, il a souvent fallu aller les chercher sur les pontons pour leur demander leur avis, certains d’entre eux estiment qu’il y a déjà assez de récifs naturels et d’épaves pour ne pas en rajouter d’autres pouvant gêner leur action de pêche.

Il conviendra d’être très vigilant concernant la gestion du P.N.M. N’oublions pas que la bonne gestion de la mer nous concerne tous, professionnels de toutes branches, plaisanciers, vacanciers… Nous avons le bonheur d’avoir trouvé en Oléron un petit paradis, à nous de le laisser intact à notre descendance.

Pourquoi voit-on proliférer les pavillons belges dans notre port ? Parce que, en navigant sous pavillon français et en suivant strictement  le règlement actuel, il n’est pas possible de faire le tour de l’ile de Ré ou d’aller directement de St. Denis jusqu’à La Rochelle sans être armé comme pour traverser l’Atlantique et le permis côtier ne suffisant pas pour les bateaux à moteur. C’est la raison pour laquelle les 18 associations de l’UNAN-CM militent afin que les 6 milles d’un abri soit portés  aux 10, voire aux 12 milles pour la navigation côtière.

Avec l’arrivée du mois de mars, nous espérons avoir meilleur temps et vous voir nombreux rejoindre notre île. Amicalement à tous.

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