SUPERSTITIONS OCÉANES
FICHUES CROYANCES, QUAND ELLES NOUS MÈNENT !...
À la lecture des récits marins ancestraux, qui ignorerait encore que le fait de naviguer implique d’être potentiellement cerné par les aléas en tous genres, les déconvenues, les déboires, voire la scoumoune, le malheur ou la malédiction ?
Alors, toute précaution étant bonne à prendre et afin de nous en protéger, gardons nous d’évoquer nommément ce charmant petit animal à longues oreilles rencontré usuellement en terre Rhétaise.
Excellent par ailleurs en pâté, en civet, à la sauce moutarde ou tout simplement rôti, ce rongeur s’est taillé une réputation de malheur au temps de la marine à voile ancestrale notamment.
Son appétit insatiable pour le chanvre, l’étoupe ou le bois constituant les navires de l’époque, a provoqué à coup sûr de graves avaries aux marins d’antan, voire des naufrages, ce qui lui valut la haine profonde et les pires accusations de tout navigant.
Il en découla même et c’est toujours d’actualité, bien les constituants des navires actuels ne présentent plus le risque d’être boulottés par lui, qu’il ne doit en aucun cas être ni consommé ni nommé à bord et même sur un quai, sous peine de malheur imminent. !
Malgré ce fait, nous ne cessons de tomber sur le râble de cette pauvre bestiole.
Bannie à jamais et au grand dam Brigitte BARDOT, sa fourrure continue d’être exploitée pour confectionner des doudounes portées parfois par ses ennemis déclarés, non prévenus.
Bien qu’il soit coupable d’office des pires maux, certains vont jusqu’à prétendre que l’une de ses papattes détenue en poche porterait bonheur à son porteur…
Curieusement et dans le même temps, le rat lui, lequel aux dernières nouvelles est aussi un rongeur invétéré et dont les préférences alimentaires sont similaires, jouit d’une réputation sécuritaire auprès du marin lambda.
Contrairement à notre terreur des terriers et malgré toutes les nuisances qu’ils véhiculaient (parasites, maladies, appétit vorace, férocité…etc), les rats à bord étaient considérés comme un bon présage, surtout au moment d’appareiller. Leur présence augurait d’une navigation sans pépins, alors que s’ils quittaient le navire avant le départ, c’était l’annonce d’un probable naufrage à venir.
Moi, Jeannot pour les intimes, je ne suis certainement pas plus superstitieux que la moyenne d’entre vous. Toutefois et afin que ce premier numéro de notre bulletin de liaison vous embarque avec plaisance plutôt que dans une galère sans nom, je jette quelques poignées de sel « de Ré » par dessus mon épaule, je me pare le cou d’un collier d’ail tout en croisant les doigts et je me garde une papatte en poche, afin de continuer de taire le nom la bestiole incriminée, même si sa réputation est largement surfaite et bien qu’un artiste de renom l’a peint !
À la lecture des récits marins ancestraux, qui ignorerait encore que le fait de naviguer implique d’être potentiellement cerné par les aléas en tous genres, les déconvenues, les déboires, voire la scoumoune, le malheur ou la malédiction ?
Alors, toute précaution étant bonne à prendre et afin de nous en protéger, gardons nous d’évoquer nommément ce charmant petit animal à longues oreilles rencontré usuellement en terre Rhétaise.
Excellent par ailleurs en pâté, en civet, à la sauce moutarde ou tout simplement rôti, ce rongeur s’est taillé une réputation de malheur au temps de la marine à voile ancestrale notamment.
Son appétit insatiable pour le chanvre, l’étoupe ou le bois constituant les navires de l’époque, a provoqué à coup sûr de graves avaries aux marins d’antan, voire des naufrages, ce qui lui valut la haine profonde et les pires accusations de tout navigant.
Il en découla même et c’est toujours d’actualité, bien les constituants des navires actuels ne présentent plus le risque d’être boulottés par lui, qu’il ne doit en aucun cas être ni consommé ni nommé à bord et même sur un quai, sous peine de malheur imminent. !
Malgré ce fait, nous ne cessons de tomber sur le râble de cette pauvre bestiole.
Bannie à jamais et au grand dam Brigitte BARDOT, sa fourrure continue d’être exploitée pour confectionner des doudounes portées parfois par ses ennemis déclarés, non prévenus.
Bien qu’il soit coupable d’office des pires maux, certains vont jusqu’à prétendre que l’une de ses papattes détenue en poche porterait bonheur à son porteur…
Curieusement et dans le même temps, le rat lui, lequel aux dernières nouvelles est aussi un rongeur invétéré et dont les préférences alimentaires sont similaires, jouit d’une réputation sécuritaire auprès du marin lambda.
Contrairement à notre terreur des terriers et malgré toutes les nuisances qu’ils véhiculaient (parasites, maladies, appétit vorace, férocité…etc), les rats à bord étaient considérés comme un bon présage, surtout au moment d’appareiller. Leur présence augurait d’une navigation sans pépins, alors que s’ils quittaient le navire avant le départ, c’était l’annonce d’un probable naufrage à venir.
Moi, Jeannot pour les intimes, je ne suis certainement pas plus superstitieux que la moyenne d’entre vous. Toutefois et afin que ce premier numéro de notre bulletin de liaison vous embarque avec plaisance plutôt que dans une galère sans nom, je jette quelques poignées de sel « de Ré » par dessus mon épaule, je me pare le cou d’un collier d’ail tout en croisant les doigts et je me garde une papatte en poche, afin de continuer de taire le nom la bestiole incriminée, même si sa réputation est largement surfaite et bien qu’un artiste de renom l’a peint !
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