REFLEXION SUR LA PECHE AU FILET POSÉ A PIED

Publié le par JMV

INTERDICTIONS POUR QUI ET POURQUOI ?...

Au grand dam des Rhétais plus principalement et des petits retraités en général, ce loisir modeste devient de plus en plus problématique à pratiquer sur notre estran, en raison des divers interdits dont on ignore parfois les raisons.
Que ce soit à pied ou en bateau, je m’interroge principalement sur un point :
Pourquoi a-t-on interdit la pêche au filet dans le Nord de Rivedoux-Plage ?
Pour protéger les baigneurs et les pratiquants des sports nautiques ou les navigateurs par exemple ?
Certainement pas. Les pêcheurs à pied tendent leurs filets hors des zones usitées par ceux-la et à l’évidence, hors des espaces de baignades.
De plus, un filet mesure un mètre vingt de hauteur et cinquante mètres de long seulement. Tendu à pied, c’est déjà dans l’eau et à marée basse. Lors de marée haute et en fonction du coefficient, il est recouvert d’au moins deux à trois mètres d’eau, donc hors d’atteinte pour les nageurs, navigants, véliplanchistes, surfeurs ou autres venant par hasard sur zone. Des dangers bien plus présents subsistent dans la baie Nord, ne serait-ce que la présence des parcs à huîtres et surtout ceux qui, abandonnés en l’état, sont bardés de ferrailles acérées en tous sens.
Soulignons aussi les autres risques latents, du fait que cette partie de l’estran n’est pas surveillée pour la baignade, notamment.
Pour sauvegarder les espèces halieutiques en ces lieux, voire la pêche professionnelle environnante ?
A voir la myriade de bateaux professionnels oeuvrant à belle année sur zone, que se soit au chalut, à la drague, aux casiers, lignes de fond et autres, ce n’est certainement pas pour cette raison, d’autant que, et c’est largement prouvé, les prises des pêcheurs plaisanciers sont qualifiées la plupart du temps de quantité négligeable. Entre les cinquante mètres du filet amateur et les cinq kilomètres ou plus parfois pour les pros, il n’y a pas photo !
D’autre part, compte tenu de la dimension étriquée de la baie, son interdiction aux poseurs de filets à pied sera, même à long terme, sans aucun effet pour sauver la pêche professionnelle notamment.
Durant la période estivale, il se conçoit parfaitement que la pose des filets à pied soit suspendue. Elle pourrait toutefois se pratiquer loin des zones de baignade, exemple, entre la cale du pas de la Fontaine et le plateau de Chauveau.
Il serait également souhaitable que les zones où l’on pourrait pratiquer la pêche au filet à pied, soient balisées à l’année afin d’être reconnaissables par les plaisanciers de touts poils, ainsi que pour les utilisateurs d’engins motorisés de plage, de kite surfs, de planches à voiles et autres catamarans par exemple, pour qu’ils ne s’y échouent pas. Ainsi, leur sécurité serait préservée, leur matériel également, mais aussi celui des pêcheurs !
Actuellement, bien trop souvent et quand ils ne sont pas subtilisés, les filets sont détériorés, troués, coupés par des hélices, quand ce n’est pas au couteau !
Une ordonnance de l’an 1681 précise, je cite : « La mer est libre et commune à tous, à condition que ceux-la respectent les règles en vigueur sur l’estran comme au large »
Alors pourquoi attendre pour prendre tous ensemble quelques bonnes résolutions comme précité, afin que chacun y trouve son compte de plaisir simple et de liberté ?
Je suis persuadé que l’ensemble des usagers des sports nautiques motorisés ou non, seraient favorables à la délimitation de zones d’action pour eux, mais aussi pour les pêcheurs au filet posé à pied.
Sauf si ce n’est déjà le cas, les amateurs de sports nautiques sont aussi des navigateurs et-ou pêcheurs en devenir. Nous avons donc tout intérêt à trouver les vraies bonnes solutions pour que chacun s’adonne à son plaisir sans ternir ou limiter celui des autres.


Cet article est de Guy KELLER

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Publié dans DIVERS

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