HISTORIQUE DE L'APPR,

Publié le par JMV

En avant première, j'ai bien le plaisir de vous communiquer l'intégral de l'article qui paraîtra sur la très prochaine revue dénommée Rivedoux-Page.
Bonne lecture,

JM VICTOR

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DE L’APPR À AUJOURD’HUI…

Association loi 1901, c’est grâce à douze volontaires que l’APPR fût crée le 03 mai 2003 sous l’appellation : Association des Professionnels et des Plaisanciers de Rivedoux-Plage.

Le but majeur de cette nouvelle structure indépendante de toute subvention ou tutelle extérieure officielle ou non, est de promouvoir librement mais pour l’intérêt général, la plaisance et le nautisme Rivedousais, ainsi que d’agir de concert avec les élus pour permettre de redynamiser, réhabiliter les activités nautiques locales et équiper le port de Rivedoux à cette intention, en un mot, motiver les autorités en charge qui s’en désintéressaient jusqu’alors.

L’idée est également de fédérer les professionnels de la mer et les plaisanciers actifs ou en devenir, afin d’apporter localement des solutions structurelles et pratiques tant à la pêche professionnelle que de loisir en bateau et à la plaisance sous ses diverses formes dont les besoins s’expriment chaque jour plus fortement.

D’emblée, Jacques MENANTEAU, ex-professionnel de la pêche est élu président ; il le demeure aujourd’hui.

En plus de toutes les raisons qui s’ajoutent au bon sens et à l’ambition de ce projet, émergent avec force le souhait de maintenir la présence du dernier pêcheur professionnel encore à Rivedoux, mais également de répondre aux besoins de l’ostréiculture locale et de sa nouvelle technique d’élevage en filières pour laquelle des bateaux spécialisés seront nécessaires. Disposant déjà une cale de chargement et déchargement, le port pourrait les recevoir.

Les autres raisons toutes aussi évidentes sont la saturation des ports environnants, le manque de plus d’un millier de places d’amarrage pour la plaisance dans l’Ile, le développement du tourisme et de fait, celui de l’économie locale, à l’image des autres villages de l’Ile possédant un port.

L’association sait que tout ne sera pas réalisable d’un coup, mais elle a la ferme volonté de faire avancer les choses et sortir le nautisme Rivedousais de sa torpeur, voire de son oubli.

Dès juillet 2003, après avoir consulté les principaux décideurs départementaux et du conseil général, nous constatons qu’ils sont tous favorables à une revalorisation de notre port local et à un renouveau de notre littoral.

Forte des avis recueillis et par la demande de la municipalité en place, l’APPR décide de lancer l’étude des aménagements possibles du port en sollicitant l’entreprise Atlantique Marine, laquelle officie pour le port des Minimes par exemple.
Dès octobre 2003, nous sommes en mesure de présenter deux projets. Il s’agit de plans d’aménagements et devis chiffrés pour la fourniture et la pose de pontons neufs ou d’occasion !

L’APPR présente, commente et confie ces deux projets aux instances municipales. La nécessité d’un transfert de gestion du port du département vers la commune que nous encourageons, se fait déjà sentir. Cela permettra d’effectuer les investissements nécessaires à bon escient, de les rentabiliser et faire que cela n’ajoute en aucun cas une surcharge fiscalemême aussi minime soit-elle, à l’encontre des Rivedousais.

Nous prospectons afin de bien évaluer les possibilités, rentabilités et contraintes d’aménagement portuaire, en visitant d’autres lieux dont la configuration est proche de celle de Rivedoux, tel le port de St DENIS D’OLÉRON par exemple.

Peu à peu, notre association fait des émules et les adhérents se compte déjà au nombre de 56 dès janvier 2004.

Discussions et idées vont bon train. Nous estimons que pour assurer la rentabilité du port une fois aménagé, un minimum de 150 amarrages est nécessaire, ce que les premiers projets prévoient.

Parallèlement, nous pensons aussi aux corps morts. Du fait que des zones sont déjà définies par les affaires maritimes et que celles-ci souhaitent faire disparaître au plus tôt les amarrages privés. L’entreprise CRÉOCÉAN, spécialiste du sujet dans le département, est sollicitée. Des études et devis sont aussitôt présentés à la municipalité et nous proposons même de nous charger de la gestion de ces futures installations.

À cette même époque, la municipalité laisse entrevoir la possibilité de construire un port à sec sur les lieux de le Batterie de Sablanceau.
Renseignements pris, même si ce projet pourrait être envisageable en prévision des supposés futurs jeux olympiques de 2012 en France, nous pensons qu’il engendre certains problèmes difficiles à résoudre, du moins compte tenu des lieux.
En effet, en se référant aux structures existant ailleurs sur le littoral national, la rentabilité d’un tel projet implique le stockage d’un minimum de 200 bateaux, ce qui semble beaucoup pour l’espace disponible.
D’autre part, en plus d’un personnel spécialisé permanent, une telle installation exige une manutention rapide pour la mise à disposition ou l’entreposage des embarcations et par conséquences, la construction d’une jetée de mise à l’eau protégée du clapot et des courants, ce qui semble nécessiter une maçonnerie lourde.
Par la déviation du flux environnant que provoquerait une telle structure, les problèmes d’ensablement d’une part et d’érosion de la côte d’autre part, nous paraissent inévitables ; nous en faisons part à la municipalité de l’époque et proposons de penser plutôt à une aire de stockage à sec.

Durant 2005, constatant l’abandon du port par tous les professionnels de la pêche et de l’ostréiculture, la vocation des lieux se dirige de fait vers la plaisance, même si notre souhait est de toujours de les y associer.

L’APPR s’adapte toutefois en changeant d’intitulé et devient donc : Association de la Plaisance et du Port de Rivedoux.
Dans le même temps, nous adaptons nos statuts afin de nous préparer à l’éventualité de la gérance du port.

Au cours de cette même année, de concert avec la municipalité, nous obtenons qu’un dragage du port soit programmé, le dernier ayant eu lieu en 1995.
Les travaux de rénovation du rempart et de la route débutent. Nous ne manquons pas de souligner qu’un tronçon des trottoirs qui mènent au port est trop étroit, donc dangereux et de plus, hors législation. Ces remarques pourtant justifiées nous vaudront les foudres du maire en place.
Nous l’invitons toutefois à rencontrer les 85 adhérents de l’APPR à l’occasion de notre assemblée générale, afin de discuter ouvertement des propositions d’aménagement du port fournies par nous.
Bien que présentant un dossier plausible, évoquant par logique l’autofinancement des infrastructures par le biais des subventions départementales, régionales, nationales, voire Européennes ainsi que par les amodiations, le sort du port n’est visiblement plus d’actualité.
Nous soulignons le fait que l’entreprise réalisant le nouveau rempart, se débarrasse des gravats issue du creusement des fondations en les abandonnant dans le port. La situation restera en l’état.

À l’automne de la même année, une nouvelle équipe municipale s’installe.
Ces nouveaux acteurs de la vie locale nous font part de leur intention de relancer activement les projets pour le port.
Nous continuons à œuvrer pour, ainsi que les corps morts, d’autant que pour la première fois, il est dit que le contrôle du port pourrait être envisagé par la municipalité, sous condition que le département accepte d’effectuer une remise en état complète des infrastructures dont l’état est préoccupant, leur dernier entretien n’étant plus dans les mémoires.
Nous proposons qu’à l’occasion de la rénovation des ouvrages, un bureau du port et des toilettes soit prévu en bout du rempart, côté promenade Porsain. Nous apprenons peu après que les BdF (bâtiments de France), y sont défavorables…

En juin 2006, ce ne sont pas moins de 112 adhérents qui s’unissent derrière le sigle APPR lors de l’assemblée générale à l’issue de laquelle, notre nouveau maire nous annonce la programmation de la rénovation de la digue et de la cale et espère que la première tranche d’installation des corps morts sera réalisée pour la saison estivale de 2007.

En novembre 2006, à l’initiative de notre Maire et en sa compagnie, l’APPR rencontre le ministère de la mer à Paris.
Le but est de faire avancer le projet de réhabilitation du port et de son équipement en pontons.
L’accueil qui nous est réservé est positif, mais les futures élections se profilant pour le printemps prochain, nous nous devons de rester prudents sur l’issue des promesses faites.

En janvier 2007, toujours avec notre Maire, c’est avec la préfecture de Charente Maritime que nous nous réunissons.
Participeront aussi la DIREN et les Bâtiments de France.
Mr Raffarin fera la promotion des objectifs concernant le port. Des images seront projetées afin de bien faire comprendre aux autorités présentes, l’intérêt du reconditionnement des lieux pour les rendre accessibles à la plaisance, tout en préservant le site.  Deux projets seront détaillés, le premier avec des pontons anti-clapot, le second avec une digue d’enceinte. Dans l’instant à suivre, seule la digue aura les faveurs de la Diren et des BdF.

Durant cette nouvelle année, nous voyons enfin s’effectuer le dragage du port, la rénovation des infrastructures, puis, sur notre insistance, l’enlèvement très partiel des gravats.
 
Nous participons activement aux études en donnant notre point de vue à chaque fois que cela nous semble souhaitable. Après moult réunions, notre opiniâtreté finit par porter ses fruits dans plusieurs domaines, afin que des erreurs ne viennent pas inhiber le bon résultat des travaux de rénovation.
Nous serons présents durant l’ensemble de la durée des travaux, jusqu’à discuter la hauteur de rechargement de la digue et de la cale, de l’emplacement des échelles et surtout des bois de protection de la digue chers aux BdF, mais qui posent d’énormes problèmes pour la sécurité des bateaux amarrés. Après bien des discussions, nous obtiendrons que ces bois soient disposés pour ne nuire ni aux embarcations, ni à l’esthétique de l’ouvrage.

Dans le même temps, nous rencontrons l’association nautique chargée depuis quinze années par la municipalité de PORNICHET, de gérer son port d’échouage, ce port étant semblable en divers points à celui de Rivedoux.
Cela nous permet de nous imprégner de leurs conseils et textes concernant la gérance et la meilleure façon de faire vivre le port.
En adaptant leurs textes, nous réalisons les documents nécessaires à la future gérance du port de Rivedoux, à savoir, les statuts du futur port, la convention de gérance, l’arrêté municipal correspondant et le règlement du port. Nous remettons l’ensemble de ces documents à l’équipe municipale afin qu’elle puisse les utiliser à bon escient.

Concernant le futur équipement du port, la municipalité missionne un bureau d’étude. Nous serons invités à rencontrer ces personnes à deux reprises seulement, ce qui nous a permis de leur souligner que l’option des pontons brise clapot présentait un coût global au moins trois fois inférieur à celui d’une digue d’enceinte.
Devant l’obligation quasi-certaine de voir s’ériger une digue d’enceinte, nous les alertons sur l’envasement permanent de la zone et préconisons de prévoir des portes de fermeture pour le futur port, afin de pouvoir créer un effet de chasse, comme cela se fait à St MARTIN ou au port du DOUHET à Oléron. En utilisant ponctuellement ce processus, il sera possible d’entretenir le chenal d’accès au port et avec l’usage simultané d’un roto-dévaseur à l’intérieur du bassin du port, l’envasement sera ralenti. Par logique, le coût du poste dragage devra s’en trouver allégé d’autant.

Au sujet des corps morts, notre maire pense qu’il est sage d’attendre, afin de ne pas entraver l’avancée de la réhabilitation du port. L’installation de la première tranche se voit donc provisoirement ajournée.

Le travail du bureau de l’APPR semble être apprécié des adhérents, car ce ne sont pas moins de 164 d’entre eux qui se dénombreront au moment de l’assemblée générale de juin 2007.

Compte tenu de ce fait et en fonction des désirs exprimés, du fait aussi de notre antériorité et que dans notre intitulé le mot plaisance est bien présent, nous décidons de créer deux commissions informatives. L’une servira la pêche et ses techniques, ainsi que l’animation et les relations extérieures, l’autre sera dirigée vers la navigation, la sécurité en navigation et l’entretien des bateaux.
Leurs premières interventions se feront durant 2008 et notamment lors de l’assemblée générale, mais déjà, grâce à son blog, l’APPR diffuse à l’usage de ses adhérents, un certain nombre de propos et de textes concernant la législation sur la pêche et l’équipement obligatoire des bateaux.

Le premier avril dernier, la commune est devenue propriétaire du port, ce qui nous laisse espérer une accélération dans l’avancement des projets en cours.
Attentive et disponible auprès de la municipalité pour l’aider à avancer dans les projets du port, des corps morts ainsi que des infrastructures périphériques tels les parkings, parcs à annexes, cales et autres, l’APPR se positionne désormais comme candidate à la gestion de ces installations.

Tout dernièrement, notre maire nous a laissé espérer qu’une première zone de corps morts sur la côte Sud, au Pas de la Fontaine, se réaliserait durant 2009.
L’urgence est de répondre au moins aux plus anciennes des quelque 250 demandes d’amodiations formulées auprès du département, liste que la municipalité reprends logiquement à son compte depuis sa prise de possession du port.
Ces candidatures sont reprises en respectant l’ordre d’inscription, ce à quoi l’APPR veille attentivement.
Le nombre des inscrits souligne d’autant l’attente de tous ceux là. Si çà et là quelques candidats résident hors de Rivedoux, ce sont en forte majorité des demandes de résidents permanents et secondaires de la commune.
Pour ce qui est de l’urgence de créer des zones de corps morts en attendant que le port soit réalisé, le but est aussi d’améliorer la sécurité des personnes et des biens sur le littoral communal, chaque tempête drossant systématiquement plusieurs navires de plaisance à la côte.

Aujourd’hui, l’APPR parfois discrète mais toujours active et déterminée, regroupe pratiquement 200 adhérents. Tous sont associés à l’effort de renouveau entrepris pour Rivedoux, pour l’ensemble de ses activités marines, pour le développement des intérêts locaux commerciaux, artisanaux, de loisir, de tourisme ou privés, complémentaires par définition à ceux de l’Ile et de la région.

                                    Le 25 mai 2008, 

JM VICTOR, secrétaire.
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